<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Cukoo Cucoon</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/" /> <subtitle>Have I come too too soon for you?</subtitle> <updated>2008-05-15T14:22:34+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://cukoocucoon.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De mères en filles</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/05/04/de-meres-en-filles.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="4896768" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/04e1d306a0aac592a88461d42c76c3a1.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-05-04:1543667</id> <updated>2008-05-05T19:21:17+02:00</updated> <published>2008-05-04T23:40:00+02:00</published>   <category term="Terrorisme virtuel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              &quot;  Je suis un Dieu jaloux qui punit l'iniquité des Pères sur...</summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/04e1d306a0aac592a88461d42c76c3a1.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/04e1d306a0aac592a88461d42c76c3a1.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/04e1d306a0aac592a88461d42c76c3a1.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Je suis un Dieu jaloux qui punit l'iniquité des Pères sur les enfants jusqu'à la troisième génération&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je la regarde, et je veux voir tout ce qui la distingue de moi. Quand elle est née, je ne voulais voir que l'air de famille avec son père ; aujourd'hui, je ne veux voir que &lt;em&gt;Calypso&lt;/em&gt;. Et je l'imagine, telle une déesse, dotée d'une sagesse qui serait antérieure à notre rencontre et indépendante de mon enseignement (la signification symbolique de son prénom renvoie d'ailleurs à un secret ésotérique qui aurait été transmis à Ulysse). Et je l'admire, et je la trouve belle, tous les jours je le lui dis, &quot;Calypso, tu es la plus belle de toutes les princesses du monde, Calypso, les mots me manquent pour exprimer l'émotion qui me submerge au moment où je contemple ton sourire&quot;, et quand elle me répond, très prosaïquement (comparativement à mon délire d'amour pour elle), que moi aussi je suis belle, que Doudou aussi est beau (elle parle là de son frère jumeau), que le chat est beau, je parviens à peine à me faire à cette idée saugrenue : les plus belles ne mesurent pas à quel point elles sont belles (ou encore : &quot;ainsi, cela ne sert à rien d'être belle&quot;). Quand même : que fait-elle du sublime kantien?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle le balaie depuis toujours en faisant caca dans la fontaine de l'école ou en se plongeant avec délices dans la boue, le sable, tous les trucs qui salissent, une vraie petite cochonne, une vraie petite rebelle, une anar précoce, du moins est-ce ainsi que je veux la voir (encore), moi qui essaie de l'influencer depuis son plus jeune âge pour suivre les traces de la chanteuse Nina Hagen. Et plus elle est trash, plus je l'admire, plus elle va loin, plus je l'admire, je rêverais d'avoir engendré la première femme (ou homme : c'est pareil) véritablement &quot;libérée&quot; (de l'homme, de Dieu, de la politique, de moi SURTOUT, de moi!!!) de toute l'histoire de l'humanité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle s'est tenue debout sur ses pieds à trois mois, elle a marché à dix, elle ne fait que courir, sauter, escalader des trucs, au mépris du danger (et concrètement, elle se fait beaucoup moins de &quot;bobos&quot; que son frère), sa maîtresse dit qu'elle a &quot;un piment dans les fesses&quot;, que &quot;c'est quelqu'un&quot; et je jubile, et je suis fière, fière si vous saviez, car ça...C'est tellement différent de moi. &quot;Queen of the world&quot;, &quot; Champion of the universe&quot;, &quot;Bébé cow-boy&quot; : ce sont les petits noms d'amour que je lui donne, comme si &quot;Calypso&quot; n'avait pas été suffisant...Et déjà je rêve de lui faire faire de l'athlétisme, de la comédie, de la plongée sous-marine...Rien ne me semble trop difficile pour elle, j'imagine le monde à ses pieds et je l'envie, non pas dans le sens malsain du terme (d'une mère qui regrette sa jeunesse : car je n'ai jamais eu son profil), mais dans le sens très serein de celle qui accepte de s'effacer devant le spectacle éblouissant de la puissance de la nature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà, j'ai fait là la phénoménologie de ma relation avec ma fille, j'ai essayé d'insister sur l'affectif, totalement &lt;em&gt;délirant&lt;/em&gt;, totalement &lt;em&gt;irrationnel&lt;/em&gt; de mon vécu (qui se base évidemment sur des faits réels - mais je suis beaucoup trop impliquée affectivement pour faire les contours de cette réalité). Je vais à présent passer aux signes manifestes de mon manque de discernement concernant ma fille, voire aux grosses bourdes ; mais il ne faut pas sous-estimer la force de cet &lt;em&gt;irrationnel&lt;/em&gt; : et si je puis prendre du recul lorsque la belle Calypso dort tranquillement dans sa chambre, dis-toi bien que chaque conversation, chaque geste, chaque étape de mon éducation est en permanence menacée par ces &lt;em&gt;automatismes irrationnels.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, beaucoup de gens ( de la famille, des amis, mais aussi des &quot;étrangers&quot;) prétendent que ma fille me ressemble. Vous me direz : une fois on me dit que mon fils me ressemble, une fois ça tombe sur ma fille, les gens sont ainsi structurés qu'ils se sentent obligés de jouer au jeu des ressemblances&amp;nbsp; en cas de lien de parenté ( quand nous étions petits des gens trouvaient même des ressemblances physiques entre mon frère et mon beau-père, c'est pour dire). Sur la question de la ressemblance &quot;innée&quot;, je ne veux pas trancher : je laisse aux généticiens (dont c'est le métier) le soin de s'exprimer sur ce genre de questions (mais je pars avec un &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; très fort en faveur d'une dominance de l'acquis - &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; que je ne cherche ni à revendiquer, ni à défendre, mais dont je fais simplement acte, m'ayant à plusieurs reprises &quot;prise en flagrant délit&quot; de négation forcenée de tout déterminisme biologique chez l'être humain). Cependant, force m'est de reconnaître que ma fille me ressemble...&lt;em&gt;de plus en plus&lt;/em&gt;. Quoi de plus étonnant en effet? Déjà, elle est habillée et coiffée en fonction de mes goûts personnels. Ce détail peut prêter à sourire, mais j'irai encore plus loin : je ne sais pas coiffer ma fille autrement que comme ma mère me coiffait déjà (c'est-à-dire avec deux nattes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma fille m'imite. Elle m'imite en tout. Elle est sans arrêt en train de comparer les vêtements que je porte aux siens par exemple (&quot;J'ai les bottes, comme maman&quot; ; &quot;les collants de maman, ils sont beaux, Caly aussi elle a les beaux collants&quot;) et est particulièrement désappointée lorsque j'ai des choses qu'elle n'a pas (comme le vernis par exemple...Et je lui vernis souvent ses ongles lorsque je veux lui accorder un petit plaisir). Elle répète souvent, en imitant mon timbre de voix, les réprimandes que je fais à son frère (mais sur ce point je dois avouer qu'ils sont à égalité, ainsi que sur la manifestation d'émotions positives/négatives en présence des mêmes stimuli ; la valorisation/dévalorisation&amp;nbsp;morale de certains actes de la vie quotidienne ; la valorisation/dévalorisation esthétique de certains objets artistiques - avec quelques différences qui sont elles-mêmes le produit d'autres adultes intervenant dans leur éducation : &quot;Dora l'Exploratrice&quot; par exemple ; ou bien &quot;La danse des canards&quot; ; etc...etc...L'exercice de l'esprit critique devrait venir compenser ultérieurement cet enthousiasme débordant à &quot;suivre&quot; - comme dirait Nietzsche, on imite surtout lorsque faible, on a &lt;em&gt;peur&lt;/em&gt; des plus forts - mais quand même...LE LIBRE ARBITRE PART AVEC UN SACRE HANDICAP). Plus grave à mon sens : elle semble souvent &lt;em&gt;guetter mon approbation&lt;/em&gt; (il n'y a rien de plus dangereux, à mon sens, que cette quête de l'approbation d'autrui qui peut vous gâcher une vie entière...), et je dirais que ces bonnes intentions à mon égard me paraissent bien plus récurrentes et puissantes que les moments oedipiens classiques où elle jubile de me crâmer sur l'autel de son jeune âge. C'est comme si elle se &lt;em&gt;freinait&lt;/em&gt; pour attendre sa vieille maman (et en pratique, c'est ce qui ne saurait tarder d'arriver quand on songe à quel point je suis lymphatique et rêveuse/ à quel point elle est énergique et hyperactive).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, jusque dans cette crainte que j'ai pour ces moments de &quot;fragilité&quot; (comme lorsqu'elle est tombée amoureuse d'un &quot;frappeur&quot; à l'école ; comme lorsqu'elle joue &quot;au cheval&quot; avec son frère - c'est toujours elle le cheval), je passe à côté de ma fille, voulant à tout prix lui coller cette étiquette de &quot;guerrière&quot;, de winner, de fille &lt;em&gt;qui n'a pas le droit à la faiblesse&lt;/em&gt;. Sous couvert d'idolâtrie, j'empêche ma fille d'être comme toute fifille, comme tout homme même : c'est-à-dire &lt;em&gt;dépendante&lt;/em&gt; (et dépendante aussi de mon amour). C'est trop facile de s'affubler de toutes les fragilités et de projeter sur l'autre toute la force, quand il s'agit de &lt;em&gt;faire face à ses responsabilités&lt;/em&gt;. Je suis seule à l'élever, et mes connaissances, aussi imparfaites soient-elles, serviront de socle à son épanouissement futur. Elle a BESOIN de moi. Si je ne me montre pas ferme, assurée, sûre de ce que je lui transmets (sans pour autant tomber dans l'excès inverse de tyrannie), elle n'aura de cesse de me chercher, me chercher et me chercher encore...En se diminuant &lt;em&gt;pour de bon&lt;/em&gt; cette fois. Et il se pourrait bien qu'au final, j'obtienne le résultat tant redouté : un parfait double de moi-même, parce qu'elle aura désespérément cherché, toute sa vie, à me prouver qu'elle n'était pas si différente de moi. Parce qu'elle aura cherché, toute sa vie, &lt;em&gt;sa mère.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et là, c'est évidemment en tant que &lt;em&gt;fille&lt;/em&gt; que je parle. J'ai pensé à ma mère lorsque je me suis peint les ongles tout à l'heure ; j'ai eu cette fulgurance mnésique qu'il nous arrive parfois d'avoir, à l'occasion de stimuli sensoriels spécifiques (Cf &quot;la petite madeleine&quot; de Marcel Proust) ; j'ai vu ma mère se peindre les ongles. Oh bien sûr, vous me direz qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que deux femmes se peignent les ongles. Mais ce n'est pas tant le fait de se peindre les ongles qui est signifiant, mais bien plutôt cette étrange sensation que j'ai ressentie, lorsque je m'exécutais - c'était comme si &lt;em&gt;elle n'était jamais partie&lt;/em&gt;. Sans parler du fait que je ne crois pas être par goût particulièrement coquette (mais pour l'heure, je ne suis plus sûre de rien me concernant, car si elle n'est jamais partie et qu'elle continue de vivre à travers moi, &lt;em&gt;je suis où, moi?&lt;/em&gt; Je suis probablement celle qui écrit ces lignes, comme Descartes luttant contre son Malin Génie - toujours mieux que rien, mais quels prédicats ajouter à ce sujet?)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne mentionne ici qu'un détail insignifiant, mais je pourrais, en exposant toutes les ressemblances entre ma mère et moi, non seulement dévoiler un inquiétant phénomène de &lt;em&gt;reproduction&lt;/em&gt; (tantôt parfaitement assumé, tantôt complètement involontaire, voire &quot;plus fort que moi&quot;), mais de plus montrer une augmentation hyperbolique de ces points de ressemblance avec le temps (au détriment d'un effacement progressif de &quot;ma personnalité&quot; - un idéal régulateur). Inutile de préciser que si cette ressemblance m'apparaît comme terriblement menaçante, ce n'est pas tant parce que je voudrais faire &quot;mon originale&quot; et &quot;ma philosophe&quot; (en essayant de lutter de toutes mes forces pour le postulat de la liberté) : mais bien en raison de ses pulsions morbides, et de sa fin tragique (je rappelle qu'elle s'est suicidée). Et même lorsque je vais chez le psychiatre pour tenter de &quot;faire quelque chose&quot; contre cette souffrance, une partie de moi est rassurée de n'être pas folle, l'autre est &lt;em&gt;déçue&lt;/em&gt; d'être &lt;em&gt;différente&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si ma mère est aussi présente dans ma vie, c'est parce que malgré notre très grande proximité, &lt;em&gt;je ne l'ai jamais trouvée&lt;/em&gt;. Et un jour, elle m'a échappée pour de bon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Me laissant seule, désarmée, démunie comme une petite Calypso qui &quot;attend les ordres&quot;. Affectivement &lt;em&gt;attardée&lt;/em&gt;. Pleurant parfois comme une madeleine (je le reconnais). Pas comme une femme mûre et responsable, à la démarche ferme et assurée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'essaie de prendre appui sur la seule chose qui m'appartient - ma faculté de raisonnement, mon goût pour la philosophie, qui la gonflait prodigieusement, elle qui avait la pensée associative et surréaliste. Tu sais : je prends appui sur cette tête d'épingle, comme Descartes sur le cogito. Le plus difficile, c'est vraiment l'affectif (tu sais, la peur de se casser la gueule).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors je regarde ma fille. Je vois ses petits yeux inquiets qui cherchent les miens, ses petits yeux attentifs à ma &lt;em&gt;confiance.&lt;/em&gt; Je sens bien qu'elle attend, pour évaluer la situation, les signes de cette &lt;em&gt;confiance&lt;/em&gt; et qu'à la moindre manifestation de panique, elle vacillera avec moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je me dis : &quot;allons bon, j'y arrive bien avec son frère. Pourquoi? Parce que les mecs sont forcément plus fragiles que les filles?&quot; (c'est encore une autre conséquence désastreuse de l'idéologie familiale, qui fait que je n'ai jamais rien demandé - de pragmatique et de concret - à un homme).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, pour elle, je me sens prête à faire le voyage à l'envers. Redevenir la toute puissante force de la nature que j'étais moi aussi en naissant - que nous étions tous. Je ne crois pas à la formule &quot;un noyé ne peut en sauver un autre&quot;. Surtout pas quand les deux futures noyées sont une mère et son enfant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà, Odile, ma réponse à ta problématique sur la confiance : j'ai confiance en la force de mon amour pour ma fille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le destin tragique du déterminisme familial : ne jamais le sous-estimer ; y acquiescer dans une certaine mesure (la liberté à la stoïcienne) ; le regarder bien en face et tenter de le distraire (tandis que mes descendants, peut-être, se feront la malle...)&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Musique de Zombie (only for zombies)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/04/15/48933bd2513b0f0a6b3f68d2e6651f5b.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="4718592" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/dbb0d75f448ff1841e5fe7dd4261e4ab.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-04-15:1529743</id> <updated>2008-05-03T11:08:21+02:00</updated> <published>2008-05-03T11:08:21+02:00</published>   <category term="Les antinomies de la raison impure" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Musique Rob Zombie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              &amp;nbsp;   &amp;nbsp;       </summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/dbb0d75f448ff1841e5fe7dd4261e4ab.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/dbb0d75f448ff1841e5fe7dd4261e4ab.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/02/dbb0d75f448ff1841e5fe7dd4261e4ab.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;thelink&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://img520.imageshack.us/img520/4346/miscsmz35bc0.jpg&quot; onclick=&quot;return fitsInWindow();&quot; title=&quot;thelink&quot; id=&quot;thelink&quot;&gt;&lt;img name=&quot;thepic&quot; width=&quot;450&quot; src=&quot;http://img520.imageshack.us/img520/4346/miscsmz35bc0.jpg&quot; alt=&quot;img520/4346/miscsmz35bc0.jpg&quot; height=&quot;614&quot; onclick=&quot;scaleImg()&quot; title=&quot;Click to visit ImageShack for Image Hosting!&quot; id=&quot;thepic&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Matthieu</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/05/02/6ef7f1f73820e17a2ee9df063bfc4d33.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="2979770" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/00/044ecb5988068a666f494b9966f293bf.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-05-02:1542660</id> <updated>2008-05-02T22:07:54+02:00</updated> <published>2008-05-02T22:07:54+02:00</published>   <category term="Chasse, pêche et traditions" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              Il m'envoie un texto. 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Il reprend contact après un mois de fierté masculine (j'ai décliné au dernier moment notre premier rencard - je me suis réveillée trop tard). Il aurait tout aussi bien pu disparaître pour de bon : ma mère est morte, le père de mes enfants vit chez sa mère, je ne crains plus rien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il m'envoie un texto. Bon point pour lui. J'me dis &quot;cool&quot;. J'me dis &quot;il est persévérant&quot;. J'me dis &quot;il n'est pas rancunier&quot;. J'me dis surtout que je n'ai baisé qu'une seule fois depuis le mois d'août dernier, et que le psy m'énerve, à me traiter d'aboulique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le début, il m'agace passablement quand même, avec sa manie des textos. Je l'interprète comme un manque de courage, la peur de se prendre un rateau en direct live, et je méprise profondément cette peur-là (oui parce que pour moi, le rateau est un plaisir masochiste comme un autre, le prendre à moitié me laisse toujours un goût amer, c'est un peu comme quand tu te masturbes et que par inattention tu jouis trop vite. Non pas que je préfère un rateau à un &quot;oui&quot;, mais tant qu'à prendre un rateau...Et puis un rateau, c'est toujours &quot;quelque chose&quot; à se prendre dans la face, hein...Tu m'suis?)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref. Je l'appelle et je l'invite mercredi prochain. Je lui laisse le choix : un café en après-midi, un restaurant le soir, ou un concert de hard-rock un peu plus tard (l'un de mes élèves m'a invitée). J'ai l'esprit en paix car pour moi le plus difficile consiste à me décider à &quot;voir le garçon&quot;. Mais une fois que je l'ai décidé, je suis parfaitement &quot;décontractée&quot;. &lt;em&gt;En particulier&lt;/em&gt; lorsque je ne suis pas amoureuse (mais lorsque je suis amoureuse, j'ai en général un train, voir dix d'avance sur lui, question initiative).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me rappelle (la première fois, je suis tombée sur son répondeur). Première impression : il a une grosse voix. J'avais oublié qu'il avait une aussi grosse voix. Ca m'excite. C'est un bon point pour lui, mais malheureusement, ça ne va pas durer longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui parce qu'au fil de la conversation, je m'habitue à sa grosse voix de mââââle et je remarque son accent marseillais. Pas l'accent marseillais sexy de la petite caillera inculte (certes) mais délicieusement SAUVAGE. Nan. L'accent marseillais du crétin de base. Déjà que j'ai eu un mal infini à prendre la décision de téléphoner...Même que j'ai banalisé ma soirée pour ça...TELEPHONER (à tous ceux et celles que j'aurais dû appeler depuis...un trimestre?)...Alors que j'avais sommeil et que j'étais ballonnée (j'me suis même dit qu'un de ces quatre, il faudrait que je me fasse une petite cure de Bifidus Actif, même si je n'aime pas les yaourts).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et lui, qu'est-ce qu'il me fait? ALORS QUE CA FAIT PLUS D'UN MOIS QU'IL ME POURSUIT? Il veut PARLER!!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors soit, je l'écoute. Parfois, j'essaie de m'intégrer socialement. Surtout quand je n'ai pas baisé depuis des mois et qu'il y a des épisodes que j'ai manqués, question mecs : j'essaie de comprendre, de m'adapter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le restaurant lui fait peur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(!!!)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je le fais un peu parler pour vérifier qu'il ne s'agit pas d'une technique masculine à la con pour m'attirer chez lui plus rapidement mais...non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il enchaîne sur sa démarche (avoir demandé mon numéro de téléphone à son pote, qui est mon collègue de travail), qui lui paraît on ne peut plus &quot;audacieuse&quot;. Je comprends dès lors que s'il se trouve audacieux, il doit me trouver complètement tarée (de cela j'ai l'habitude et aujourd'hui je m'en cogne, du moment que je ne suis pas amoureuse...) mais surtout que nous ne sommes pas près de passer aux &quot;choses sérieuses&quot; (et ça, ça m'ennuie un peu plus déjà...)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de &quot;m'intégrer socialement&quot;. De ne plus me faire traiter d'&quot;aboulique&quot;. De sortir, téléphoner, voir des gens, avoir des aventures, etc...etc...Alors je le questionne :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Et à part ça, ça va? Ton boulot?&quot; blablabli blablabla....(pendant ce temps, je pensais que j'avais mal au bide, que je n'en étais qu'à mon premier coup de fil et que j'avais eu tort d'accepter ne serait-ce que l'idée de commencer je ne sais quoi avec un, avec une...non, ce serait irrespectueux envers lui).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et donc, plus il parlait et moins j'avais envie de lui. Ouais bon d'accord : je n'ai &lt;em&gt;jamais&lt;/em&gt; eu envie de lui. Mais bon, sur un coup de tête...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il voulait me connaître et tout...Alors que j'avais très envie de lui faciliter la tâche et de lui dire &quot;Laisse tomber mec, toi et moi, ça ne va pas le faire.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans déconner, ce n'est pas ce que les mecs sont supposés aimer? Une fille qui ne pose et ne (se) pose pas de questions, qui veut simplement manger, boire, baiser, et se casser sans demander son reste? Et ne me raconte surtout pas qu'il est amoureux de moi, parce que comme il l'a lui-même reconnu nous n'avons quasiment pas parlé lors de notre première rencontre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors quoi? Il veut me voir pour quoi à ton avis? Pour mon bac + 5 de philo ou pour mon cul qui était à son avantage ce jour-là?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et du moment que je dis &quot;okay mec&quot;, qu'a-t-il besoin de creuser l'affaire, hein, qu'a-t-il besoin d'essayer de créer un semblant d'illusion d'intérêt pour ma personne? J'ai vu avant lui ce qu'il y avait à voir, j'ai entendu et j'ai senti surtout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais lui, il ne sait pas. Lui, il croit que j'ai du temps à perdre dans ces conneries hypocrites, dans ce respect des conventions à la con. Comme je l'ai explicité il y a deux notes, je sais qui me reconnaît et qui je reconnais. Le désir, c'est encore autre chose...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et il est bien rare de trouver les deux en même temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs, quand d'aventure cela se produit, c'est le début des emmerdes véritables. Craignait-il vraiment que j'en manque, pour me tenir le crachoir pendant près de dix minutes, ce sagouin?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a intérêt d'être bon au lit.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Economie</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/05/01/b3465ea6f40539771f0c8c161f1a2e58.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="3800431" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/00/e8509caaa5720d953b2c9a350a1f1c04.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-05-01:1542187</id> <updated>2008-05-01T23:42:12+02:00</updated> <published>2008-05-01T23:40:00+02:00</published>   <category term="Ainsi parlait Alméria" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              Au moment de rendre notre dernier souffle, que ne...</summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/00/e8509caaa5720d953b2c9a350a1f1c04.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/00/e8509caaa5720d953b2c9a350a1f1c04.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/00/e8509caaa5720d953b2c9a350a1f1c04.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment de rendre notre dernier souffle, que ne donnerions-nous pas pour gagner une année, un jour, une heure, une année pour voir notre petit fils entrer à l'université, un jour pour tenter de&amp;nbsp;nous réconcilier avec un proche avec lequel nous nous sommes brouillés, une heure pour écouter une dernière fois cet album de Genesis découvert lorsque nous avions treize ans. Treize ans, une vie antérieure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Combien d'années pourtant, combien de jours, combien d'heures, sans voir, sans écouter, sans jouir de tous nos sens de notre présence au monde?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, lors de trop rares prises de conscience (un décès par exemple fournit l'occasion de ce genre de prises de conscience), nous tentons de revenir à &lt;em&gt;l'essentiel&lt;/em&gt;, de &quot;cueillir dès aujourd'hui les roses de la vie&quot;, d'aimer au lieu de haïr, de profiter au lieu de saboter. Mais rapidement, et le silence de nos organes, et l'absence provisoire de la Mort (une salope très rusée), baissent le niveau de notre vigilance, et nous recommençons à nous prendre pour des dieux, à dilapider notre maîgre &quot;fortune&quot; (Fortuna, ae, f : le destin). Va expliquer à Simone criant sur Bernard parce qu'il a encore laissé traîner ses chaussettes sales que Bernard va mourir d'ici 20 ans d'un cancer du poumon et que cela relativise quelque peu l'importance du constat d'après lequel Bernard serait un crade doublé d'un phallocrate. Dis à Simone, alors qu'elle est rouge de colère : &quot;Va tout de suite faire un petit bisou à Bernard, parce que Bernard est un homme ; que tous les hommes sont mortels ; que donc, en toute logique, Bernard est mortel&quot;. Je pense qu'elle te répondra : &quot;qu'il crève!&quot; après t'avoir foutu un pain. Et tu sais ce que je pense? Que c'est &lt;em&gt;drôle&lt;/em&gt; et que Simone a raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'essentiel de l'homme est dans le superflu.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Parlez-moi d'amour</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/04/30/robin.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="4246645" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/02/a2cd9da5844c610cfbb3963376d3649a.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-05-01:1541627</id> <updated>2008-05-01T02:11:34+02:00</updated> <published>2008-05-01T01:50:00+02:00</published>   <category term="Quelqu'un, quelque part" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              J'ai déjà parlé de Robin sous son identité réelle, lorsque je...</summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/02/a2cd9da5844c610cfbb3963376d3649a.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/02/a2cd9da5844c610cfbb3963376d3649a.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/02/a2cd9da5844c610cfbb3963376d3649a.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai déjà parlé de Robin sous son identité réelle, lorsque je faisais ironiquement mention de la formulation intempestive de ces voeux de chasteté qui firent écho aux miens (sauf que les miens ne furent jamais consciemment prononcés). Puis j'ai endossé son identité sous le pseudo de &quot;Robert&quot; lorsque j'ai simulé le blog communautaire, pour des motivations beaucoup plus affectives qu'esthétiques : certaines personnes restent toujours &quot;en moi&quot; même lorsqu'elles sont absentes, je &quot;suis leurs traces&quot; mentalement, projette leur présence à mes côtés, tout simplement parce que le simple fait de savoir qu'elles existent, quelque part, me conforte dans l'importance de ma propre existence ; or c'est le cas de Jacques/Christophe- mon meilleur ami ; c'est le cas de Sofiane/Yacine - en équilibre instable entre l'eros et le thanatos ; et c'est le cas de Robin ; Alexandre est une caricature de plusieurs individus de sexe masculin, bourrins au grand coeur (et c'est aussi celui dans lequel je mets le plus de ma &quot;personnalité&quot; foldingo) ; quant à Xantippe, elle n'existait pas vraiment, mais elle ne me servait que de substrat pour les symptômes les plus inavouables (les trucs bien dégueux étaient pour elle ; les trucs sexy pour Alméria).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu pourrais demander pourquoi je fais ces précisions au sujet d'un truc qui n'existe déjà plus (mon faux blog communautaire) et qui, par ailleurs, n'aura pas duré bien longtemps (je ne sais même pas si j'ai tenu un mois...mais sans rien promettre, il n'est pas du tout exclu que je les fasse réapparaître à l'occasion). Simplement parce que j'aimerais parvenir à expliciter les sentiments (réjouissants pour une fois) que je ressens pour Christophe, Robin et Yacine. Et si j'aimerais y parvenir, en dehors du fait qu'il est toujours agréable de parler de choses agréables, c'est aussi parce que c'est une chose que je n'ai jamais réussi à faire &lt;em&gt;correctement&lt;/em&gt; (cela s'entend) : parler avec justesse de mes sentiments, lorsqu'ils sont &quot;positifs&quot; (mais ce mot me paraît bien trop froid et objectif pour convenir à la situation et je regrette déjà de l'avoir employé). Enfin, parce que mon affection inconditionnelle pour ces trois personnes en dit long sur la mienne : ce n'est pas simplement que je les &quot;apprécie&quot; ni même que je les idéalise - c'est qu'elles sont toujours &lt;em&gt;en moi&lt;/em&gt; ; inversément, j'ai cédé une partie de moi-même, une partie qui est restée &lt;em&gt;avec eux&lt;/em&gt; tout en étant séparée d'eux. Ils ne sont pas les seuls : ma mère étant sans doute la figure la plus &quot;envahissante&quot; de tous. Ils sont simplement dans mon &quot;actualité&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais revenons un moment à cette difficulté pour exprimer cette &quot;chose&quot; que je ressens pour eux. Je remarque chez eux le même &quot;handicap&quot;, le plus handicapé de tous à mon sens étant Robin (relationnellement très &quot;maladroit&quot;) et le plus doué Yacine, capable de dire, avec une déconcertante et adorable gentillesse, une chose aussi difficile que &quot;merci&quot; (alors que vous n'avez objectivement &quot;rien&quot; fait de particulier pour lui, si ce n'est lui montrer de l'intérêt). Sachez que je ne leur dis pas à quel point je les aime. Dans le cas extrême de Robin, particulièrement fragile sur ce point (c'est-à-dire qu'il a un énorme manque affectif et toutes les peines du monde à le reconnaître sans paniquer &lt;em&gt;à mort&lt;/em&gt;), je m'interdis même de dépasser un certain &quot;périmètre de sécurité affective&quot; (un peu comme on procède avec n'importe quelle personne ayant été physiquement - et psychologiquement - abusée). Je ne l'ai jamais calculé ni &lt;em&gt;réfléchi&lt;/em&gt;, je &quot;l'ai senti comme ça&quot; ; un peu comme s'il avait eu des barrières invisibles autour de lui ; comme il ne contrôle pas cette réaction de défense et que je ne contrôle pas moi-même cette hyper sensibilité aux messages implicites que les autres m'envoient, nous avons bien failli nous &lt;em&gt;manquer&lt;/em&gt;. Entre midi et une heure, nous avons passé une heure à discuter ensemble, et un tiers n'aurait certainement pas manqué de remarquer &lt;em&gt;la distance&lt;/em&gt; un peu gênée à laquelle nous nous tenions soigneusement l'un de l'autre (physiquement mais aussi dans la conversation en elle-même, très &lt;em&gt;prudente&lt;/em&gt;). On sent bien qu'on veut se parler mais cela lui arracherait la gueule de l'admettre, et de mon côté ça m'arracherait la gueule de l'aider, ce qui donne ce genre de situations très drôles (pour quelqu'un d'extérieur), où tous les désirs inconscients trahissent la volonté consciente, et &lt;em&gt;vice versa&lt;/em&gt; (j'insiste sur le &lt;em&gt;vice versa&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce qu'il est beaucoup plus &quot;spontané&quot; et moins résistant que Robin, j'ai eu beaucoup moins de difficultés à manifester mon intérêt pour Yacine, dans une situation, cependant, où &lt;em&gt;je n'avais pas le choix&lt;/em&gt;, une situation d'urgence (il risquait la mort). Mais même alors, je n'ai pas du tout exprimé l'étendue de ma compassion, je n'ai pas dit tous les mots que j'avais répétés mille et une fois dans ma tête, l'évidence de ma joie à contempler chaque jour la&amp;nbsp;grâce inattendue de son apparition dans mon univers, et tout cet élan de courage et de générosité que je me sentais capable de fournir, de manière surprenante et folle et agréable, pour lui. Ce que j'appelle &lt;em&gt;la rencontre&lt;/em&gt; avec cet autrui qui est ton frère humain. J'avais tout ça dans mon coeur, et c'était un truc en expansion, qui ne cessait de grossir de grossir et de m'élargir, de me rendre &lt;em&gt;meilleure&lt;/em&gt;. Quelque chose qui m'incarnait, qui me donnait une &lt;em&gt;présence&lt;/em&gt; au monde. Quelque chose qui me &lt;em&gt;réveillait&lt;/em&gt;, qui me sortait de moi, de mes limites, de mes imperfections. Oserais-je nommer cela de &quot;l'amour&quot;? Robin se foutrait de ma gueule. Mais je ne vois pas d'autre mot, ou bien il faudrait en inventer un autre. Peu importe le nom, quoi qu'il en soit. Voilà ce que j'ai ressenti. Cependant, au moment de le lui transmettre, pour lui transmettre aussi un peu de cette force nouvelle que je lui devais, j'ai été au-dessous, bien au-dessous de tout ce que je vous décris là : j'ai résumé les choses, très rapidement, puis je suis vite partie. En gros : &quot;je t'ai vu, je sais que tu ne vas pas bien, je suis là&quot;. Entendons-nous bien : il a compris le message puisque ça a marqué un tournant décisif dans notre relation. Je te parle là de cette reconnaissance silencieuse entre les êtres, reconnaissance pudique, réservée, parce qu'elle ne vise pas à &lt;em&gt;prendre&lt;/em&gt; quelque chose à l'autre (ou de l'autre), qu'elle ne vise rien d'autre qu'à lui faire savoir qu'il est &lt;em&gt;reconnu&lt;/em&gt; et que ce serait bien cool, qu'il continue d'être là. Toute la difficulté étant de ne jamais franchir cette limite qui risquerait de le &lt;em&gt;dévorer&lt;/em&gt; (et de le supprimer en tant qu'autre), et inversément de ne pas s'éloigner au point de ne plus le voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils sont beaux parce qu'ils sont libres, je veux dire : parce que mon existence ne dépend pas de la leur et que la leur ne dépend pas de la mienne. Plaisir de les contempler, d'anticiper sur les surprises que ne manqueront pas de m'apporter leur parcours (en particulier pour Yacine et Robin, qui sont bien plus jeunes que moi), plaisir de &lt;em&gt;les suivre&lt;/em&gt; à travers le temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut que certaines choses aient une stabilité, une &lt;em&gt;continuité&lt;/em&gt; dans le temps qui ne soit pas aliénation. Savoir que d'autres consciences existent, d'autres consciences qui sont comme autant de gardiens du monde, autant de gardiens de l'évidence joyeuse que j'ai pu ressentir, autant de gardiens de ma santé mentale. C'est une chose que je n'ai jamais réussi à atteindre dans le couple, probablement parce que le fait de ne faire &quot;qu'un&quot; avec un autre m'a toujours paru très proche de la &lt;em&gt;solitude&lt;/em&gt;. Je ne fais le procès de personne : j'ai dévoré autant que ce que j'ai été dévorée. Tout ce que je puis en dire, c'est que la fusion ne calme pas mon angoisse de la solitude. Alors que si l'autre se tient à une distance raisonnable et me parle, même si c'est pour me faire chier comme Robin, je peux sentir sa présence rassurante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est une chose qui n'a pas de fin. Et c'est une chose capable de lutter contre l'ordre du monde, les revers de la vie, le travail, la famille, la patrie, le Grand Sadique Manipulateur et même contre la mort. Mais même lorsque j'aurai dit tout cela, je n'aurai pas dit le quart encore de ce que je ressens pour eux. Et je crois bien que si je n'y parviens pas, c'est tout simplement parce que ces relations ont une existence propre et &lt;em&gt;dynamique&lt;/em&gt; surtout qui brise n'importe quel cadre conceptuel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les respecter, c'est aussi taire tout ce qu'ils ne sont pas là pour éventuellement dédire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La coupe est (à moitié vide?) pleine</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/04/29/3762600e7c35abd0643d9e17b329f204.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="5119292" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/02/cbfb361db6726c00a3e6c3d3270d869e.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-04-29:1540733</id> <updated>2008-04-30T02:48:59+02:00</updated> <published>2008-04-30T02:48:59+02:00</published>   <category term="Les antinomies de la raison impure" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              &amp;nbsp;     Liste des choses aussi décourangeantes que la vertu...</summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/02/cbfb361db6726c00a3e6c3d3270d869e.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/02/cbfb361db6726c00a3e6c3d3270d869e.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/02/cbfb361db6726c00a3e6c3d3270d869e.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;Liste des choses aussi décourangeantes que la vertu&lt;/u&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. Se laver le corps au gel douche citron/verveine, se laver les cheveux avec un shampoing à la camomille, se masser les seins au beurre de cacao, se parfumer à l'essence de Guerlain...et puer la clope au bout d'une heure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Passer quatre heures à corriger un paquet de copies, passer deux heures à préparer un cours interactif et ludique, passer deux heures à crier &quot;Donne-moi ton carnet!&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. Aller faire des courses, imaginer de nouveaux plats équilibrés aux saveurs nouvelles pour mes enfants, les cuisiner avec amour tandis qu'ils me harcèlent de questions (&quot;C'est quoi, ça? C'est quelle couleur? Et pourquoi?&quot;), espérer de ce fait avoir aiguisé leur curiosité et&amp;nbsp;leur appétit, tout manger ensuite parce que &quot;c'est pas bon ça&quot; ou &quot;j'ai sommeil&quot; ou &quot;je vô pas&quot;, grossir, devoir faire le régime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4. Ecrire ; répéter des choses que j'ai déjà dites, sans aucun espoir de catharsis, avec la maîgre consolation d'entendre parfois qu'on me &quot;comprend&quot;, que je suis forte, que je suis courageuse, que je suis drôle, que je suis sexy - ce qui est une manière polie de me dire la pire des vérités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(que je ne suis pas folle, que ce n'est pas un cauchemar et que je ne vais jamais me réveiller ; que le psy ne pourra rien y changer ; que Dieu n'existe pas ; que ma mère n'existe plus ; qu'autrui est occupé/absent/débordé/dévoré par ses propres angoisses ; que si je suis déchaînée c'est mon problème et que je n'ai qu'à attendre, bien sagement, qu'une place se libère dans la Caverne).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5. Voir des gens. Tiens, depuis quelques temps, le recul conséquent à ma solitude m'a permis de remarquer cette chose extraordinaire : à savoir que la rencontre &lt;em&gt;véritable&lt;/em&gt; avec autrui n'était qu'un idéal régulateur indéfiniment repoussé à plus tard. Au téléphone, tu finis par couper court pour programmer une rencontre matérielle ; lorsque tu te trouves en face de ton ami(e), tu commences par chercher un lieu pour partager une certaine intimité ; lorsque tu l'as trouvé, cette intimité sera forcément limitée dans le temps en raison de vos emplois du temps respectifs ; alors rapidement la conversation se projette encore dans l'avenir, dans cet avenir idéal où nous aurions enfin &lt;em&gt;le temps&lt;/em&gt;. Voir des gens nécessite de se vêtir en adéquation avec les personnes que l'on s'apprête à rencontrer (ou&amp;nbsp;avec le&amp;nbsp;contexte dans lequel on va les rencontrer), après cela tu as ce qu'on appelle les &quot;salutations&quot;, puis &quot;l'entrée en matière&quot; ; en général, chacun donne ensuite de ses &quot;nouvelles&quot;, commente les nouvelles de l'autre, compatit, conseille...Et moi la question que je me pose est tout simplement la suivante : à partir de quand commence-t-on à &lt;em&gt;vivre des choses ensemble&lt;/em&gt;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'en ai marre de parler ; plus précisément : la parole qui commente/analyse/dissèque le réel me frustre prodigieusement. C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai choisi l'enseignement : je suis obligée d'&lt;em&gt;agir&lt;/em&gt; en parlant. Oh je ne suis pas en train de dire que j'aimerais faire des cours de philosophie à tous mes amis, mais bien au contraire j'aimerais tout simplement m'asseoir/m'allonger à côté d'eux, profiter du soleil, rêvasser, chantonner, faire les cons. De toute façon, &lt;em&gt;il n'y a plus rien à dire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non. Même en plein coeur d'une soirée bien arrosée, alors que tu voudrais t'anéantir en paix, être cohérente avec toi-même, bref, avoir l'honnêteté de ta défonce, faut toujours qu'il y en ait pour faire les spirituels, pour faire les philosophes, pour faire de leur came une revendication, une posture existentielle. Pour moi ces moments sont des crises, des échecs, des dégeuloirs ; ces lieux sont des vespasiennes crades dans lesquelles j'ai honte d'échouer, alors crois-tu réellement que j'y emmenerais ceux que je chéris le plus - Eros, Diotime, Socrate?&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>L'antre de la folie</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/04/26/a1f5a458ae24d2e1a1501c7df8ab34ac.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="5154064" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/01/7c39b1abe1baee7c0ea5091e390896c6.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-04-26:1538890</id> <updated>2008-04-27T00:33:08+02:00</updated> <published>2008-04-27T00:20:00+02:00</published>   <category term="Terrorisme virtuel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>             &amp;nbsp;   Samedi soir. J'ai été invitée à une soirée costumée...</summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/01/7c39b1abe1baee7c0ea5091e390896c6.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/01/7c39b1abe1baee7c0ea5091e390896c6.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/02/01/7c39b1abe1baee7c0ea5091e390896c6.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi soir. J'ai été invitée à une soirée costumée chez une amie mais depuis mercredi (jour où elle m'a laissé le message sur mon répondeur), je n'ai pas réussi à &lt;em&gt;réagir&lt;/em&gt;. Doucement, doucement, en ce moment j'aime bien &lt;em&gt;prendre mon temps&lt;/em&gt;. Je relativise l'importance des occasions que je ne saisis pas, du travail que je n'effectue pas, des coups de fil que je ne passe pas, et de l'écoulement des choses. J'écoute le petit bruit qu'elles font, lorsqu'elles s'écoulent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Note bien que je n'ai pas dit &quot;lorsqu'elles s'écroulent&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je trouve ça joli, de loin, bien à l'abri.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est comme cette foutue robe tzigane que j'ai achetée : super belle dans la vitrine, absolument atroce sur moi. Elle sera très belle dans mon armoire...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis allée pique-niquer dans un parc, avec Yacine, Ambrine, et mes deux enfants. Ils ont failli mourir quatre fois, écrasés par des voitures, des vélos, des métros.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'était bien : ils ont survécu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et là je suis &quot;là&quot; parce que Jacques est allé se cuisiner deux kilos de pommes-de-terre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Et comme d'habitude, je n'ai absolument aucun &quot;sujet&quot; digne de ce nom).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'écoute de la musique. &quot;Pussy liquor&quot; de Rob Zombie. L'autre fois, je ne sais plus quand, je m'imaginais les dernières choses que j'aimerais faire lors d'un voyage d'apprentissage, et parmi elles se trouve la singulière et pourtant irrépressible envie de porter un jean ouvert sur mes fesses nues (comme Baby dans &quot;The house of 1000 corpses&quot;). Je trouve ça assez dément de ma part de ne trouver que des détails de ce genre en me posant la question des dernières choses que j'aimerais faire avant de mourir. Ca manque quand même un peu d'ambition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai pris rendez-vous chez un psy. La veille, j'avais feuilleté le DSM IV. Il a une belle voix, au téléphone. J'ai apprécié le fait qu'il ne me demande pas pourquoi je désirais prendre rendez-vous. Je ne sais pas si je réusssirais un jour à faire la liste exhaustive des raisons qui m'ont poussée à le faire. Je n'ai même pas spécialement envie de lui parler : j'aimerais que ce soit lui qui parle, lui qui panse, lui qui ordonne et hop !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ben voyons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La folie n'est pas quelque chose qui peut se traduire, qui peut s'articuler dans un quelconque langage. N'importe quel délire désorganisé est bien plus rassurant, à partir du moment où il est articulé en mots, que &lt;em&gt;ça&lt;/em&gt;. La folie est au-delà de tout ce qu'on peut en dire, au-delà de ce que le fou lui-même peut en dire. Ca t'explose la tronche et les entrailles justement parce que ça n'a aucun cadre. C'est une décharge électrique. &lt;em&gt;Là est le problème, mon frère. Il y a ça, et je ne sais pas quoi en faire, où le mettre, et je ne puis le montrer ni l'articuler en mots.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis très angoissée, mais je ne suis pas phobique. Je n'ai pas peur des gens, des grands espaces, de l'eau ou de l'altitude, par exemple. Je sais prendre la parole en public, je sais m'occuper d'enfants, réfléchir avec pertinence pour résoudre un problème simple ou complexe, bref...la machine est relativement &quot;performante&quot;. Finalement, tant que je me trouve dans ce qu'on appelle communément &quot;la réalité&quot;, et qui n'est en fait que notre contexte social, je me sens complètement &quot;normale&quot; et &quot;adaptée&quot;. Tu m'entends bien : j'ai peur de choses qui n'ont pas de &quot;réalité&quot;. Pour prendre une comparaison, j'ai davantage peur d'un vampire ou d'un zombie que d'un &lt;em&gt;véritable danger&lt;/em&gt; (maladie, agresseur humain, accident de la route, etc...) D'ailleurs, quelqu'un qui m'aurait vu vivre sur du long terme dirait que j'ai, bien souvent, eu un comportement de &quot;kamikaze&quot;, mettant ma vie en danger. Et pourtant j'ai peur, j'ai en permanence peur, mais j'ai peur de ce moment où je bascule &lt;em&gt;hors de la réalité&lt;/em&gt;, où je me fais aspirer par cet espèce de gouffre béant et noir de mes propres cauchemards. La comparaison avec le vampire ou le zombie est une comparaison imparfaite encore, parce que ces deux types d'entités appartiennent à des catégories précises et obéissent à certaines &lt;em&gt;lois&lt;/em&gt; (ainsi ces deux créatures ne peuvent supporter la lumière du jour). Elles ne sont rien en comparaison de ce &lt;em&gt;chaos&lt;/em&gt; radical qui me saccage régulièrement (au moins une fois par mois) aussitôt que je me retrouve seule, complètement seule : c'est-à-dire aussi &lt;em&gt;sans occupation&lt;/em&gt;. L'occupation (au sens large du terme : que ce soit une tâche à effectuer ou simplement une méditation), c'est comme une porte verrouillée entre ce chaos et ma conscience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais même lorsque je suis occupée, ce truc, ce chaos, cette folie intérieure ou néantisation (pour faire la - fausse - savante) n'est pas un très bon voisin. Et il faut être de sacrée mauvaise foi pour ne pas l'entendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tu sais, il essaie de rentrer à l'intérieur de ma &quot;réalité&quot;, un peu comme Jack Nicholson dans &quot;Shining&quot; (avec une hache). Il est si fort qu'il a été systématiquement là lorsque je faisais l'amour par exemple. Pas quand il y a des mots, pas quand il y a langage, mais dans le silence d'une relation, il a toujours été présent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.mazaika.com/grafika/shining-actors-30x33.jpg&quot; onmouseout=&quot;this.width &amp;gt;= 50 ? forum_img_out() : true;&quot; onclick=&quot;this.width &amp;gt;= 500 ? window.open(this.src) : true;&quot; style=&quot;width: 500px&quot; onmouseover=&quot;this.width &amp;gt;= 50 ? forum_img_over() : true;&quot; class=&quot;forum&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'écoute de la musique. Je parle ou j'écoute parler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou alors je parle dans ma tête, j'invente des scenari, des schémas narratifs, des trucs construits, rationnels, vraisemblables, bienséants et tout le toutim. Tout pour ignorer le chaos qui règne dans mes fondements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des années et des années de sensation de siège permanent, des années et des années de sensation de SURVIE, avec tout ce que cela comporte de psychologiquement EPUISANT, des années et des années de trouille au ventre, de cris, de larmes et de grands moments de &lt;em&gt;violence&lt;/em&gt;. Et personne ne voit ce que je vois, et personne n'entend ce que j'entends, et personne ne peut comprendre ce qui me terrasse à ce point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La folie, c'est cela : c'est quand il n'y a &lt;em&gt;personne.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>D.I.Y</name> <uri>http://cukoocucoon.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Essai</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/archive/2008/04/25/31d81b3f8384fbf6e95e01d4ed6ec328.html" />  <link rel="enclosure" type="audio/mpeg" length="249023" href="http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/01/126a9fc2e4647384324092398c5c9116.mp3"/>  <id>tag:cukoocucoon.blogspirit.com,2008-04-25:1538255</id> <updated>2008-04-26T19:45:24+02:00</updated> <published>2008-04-26T09:55:00+02:00</published>   <category term="Quelqu'un, quelque part" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="blog" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>              Pour remonter dans le train de mon aventure internaute,...</summary> <content type="html" xml:base="http://cukoocucoon.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/00/59c75f3ca6a5f88080f47a39e7cfb9e6.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/00/59c75f3ca6a5f88080f47a39e7cfb9e6.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/00/00/59c75f3ca6a5f88080f47a39e7cfb9e6.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour remonter dans le train de mon aventure internaute, j'essaie de répondre honnêtement à la question de savoir ce que j'aime(rais) trouver dans un blog (et conséquemment, ce sur quoi je déteste tomber). Me promettant pour l'avenir de satisfaire tous mes désirs. On vous conseille souvent d'écrire sans vous soucier de votre lecteur. Le lecteur est, me concernant, mon unique préoccupation ; et si je devais supprimer quelque chose, entre ce que j'écris et mon lecteur, devine ce que je liquiderais?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas le lecteur bien évidemment, quoi que laissent supposer mon décor gothique, et mes centres d'intérêts carrément glauques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'aime ni la réflexion, ni les exercices de style, j'aime le contact avec autrui. Souvent mes désirs courent bien au-devant de mes mots, qui trébuchent et se cassent la figure ; alors je les laisse loin derrière moi, sans aucun remord, car ce n'est pas après eux (moi) que je soupire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors voilà, nous y sommes. Que peut-on attendre d'un blog, quelles sont les limites qu'on dépassera allégrement si on veut un petit peu renouveler le genre (ou tout au moins éviter de tous mourir - en communauté - comme de vieux cons qui s'emmerdent et attendent que le changement vienne de l'extérieur), comment éviter le ridicule, le conformisme, les (nombreux) cercles vicieux, bref en une phrase : COMMENT SE DISTINGUER? Je propose ce qui suit comme des idées jetées sur un bloc-notes, sans aucun souci de hiérarchie (parce qu'autrement, avec la maniaquerie qui me caractérise, je ne suis pas encore couchée) ni d'ordre particulier.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. Il en est des blogs comme dans tout établissement ouvert au public : on a envie d'y entrer parce qu'on a envie d'autrui, mais en même temps on est intimidé parce qu'on ne connaît personne. L'avantage d'un blog, c'est qu'on peut jouer les voyeurs sans trop se faire repérer (cela m'arrive souvent, je le reconnais, en particulier pour des gens que je ne peux pas encadrer - la haine et le désir n'étant jamais très éloignés). C'est aussi son gros inconvénient ; parce que moi personnellement, si je savais que t'es là tout(e) seul(e) dans un coin de mon établissement, je viendrais t'accueillir comme il se doit ; je te ficherais la paix si je sentais que tu préfères regarder (chacun sa perversion), cela va de soi, mais au moins j'en aurais le coeur net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui impressionne, c'est la communauté. Plus le nombre de liens est important, plus t'as l'impression d'arriver après la tempête, comme un cheveu sur la soupe et tu te sens petit, tout petit. Le genre : &quot;pourquoi laisserais-je un commentaire, un de plus, un de moins...personne ne m'attend&quot;. Alors que tout blogueur doit savoir que c'est absolument faux : tout blogueur, comme tout zombie qui se respecte ( j'entends montrer dans les jours qui suivront qu'un blogueur est une race mutante de zombie), est avide de chair fraîche ; on s'emmerde vite, entre zombies. Mais bon, voilà : la vérité était que si on s'amusait vraiment comme des petits fous on ne serait pas là à écrire des conneries. On construirait une grande baraque en briques bleues et on paratagerait les fromages et les hommes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en partie la raison pour laquelle je ne mettrai plus aucun lien sur mon blog. Et si tu viens sur le mien dans une intention proche de &quot;Je t'achète ta camelote si tu me prends deux paquets de ces délicieux biscuits de boy-scouts&quot; tu peux tout de suite repartir. Car je préfère les petits restaurants chaleureux et peu fréquentés aux endroits à la mode. Aussi ai-je pour habitude de fermer boutique et d'aller m'installer ailleurs dès qu'on commence à ne plus s'entendre parler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon blog a été et sera toujours &lt;em&gt;intimiste&lt;/em&gt; et devra donner l'impression de s'adresser à chacun, non pas dans son universalité, mais bien au contraire dans sa &lt;em&gt;singularité&lt;/em&gt;. C'est mon vécu que je raconte (vécu nécessairement personnel, désespérement banal mais tragiquement individuel, parcellaire, subjectif, déterminé, orienté) et c'est à ton vécu que j'entends faire écho/m'opposer. Comme d'autres bien avant moi, je cherche des hommes, partout, même en plein jour, avec ma lanterne. Je n'aime pas quand il se taisent, fatigués/apeurés/lobotomisés ; je n'aime pas quand ils se cachent derrière leurs fonctions, leurs théories ou &amp;nbsp;leurs maîtres à penser. L'universel n'est pas le lieu d'Internet, qui est le lieu du DESIR par excellence (à ce sujet je déteste bien fort tous les blogs qui se la jouent &quot;l'air de ne pas y toucher&quot;). L'universel n'est pas un lieu &lt;em&gt;humain&lt;/em&gt; de manière générale. L'universel, surtout, est une abstraction qui doit être &lt;em&gt;portée&lt;/em&gt; par des individus pour avoir une quelconque &lt;em&gt;portée&lt;/em&gt; philosophique. Aussi est-ce avec un plaisir non dissimulé que je vous annonce ce soir que j'en ai vraiment rien à foutre, de l'universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci étant dit, je tiens à te rassurer : je suis beaucoup plus bandante que l'universel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://i10.photobucket.com/albums/a107/mollymac311/sheri_moon.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;On aime bien voir la tête du patron/de la patronne de l'établissement. Au moins savoir à quoi il ressemble. Certes &quot;il n'y a pas que le physique qui compte&quot;, mais dans certains cas, mieux vaut s'habituer le plus rapidement possible. Non mais sans rire en plus (j'ai beaucoup de défauts, mais je suis souvent d'une déconcertante - et naïve- honnêteté) : les physiques, c'est un peu comme les chansons - certaines te plaisent d'entrée, pour d'autres, le matraquage peut fonctionner. En général, je n'apprécie jamais la beauté plastique de personne au premier regard, j'ai toujours besoin de beaucoup beaucoup de temps pour m'habituer à ce qu'elle fasse partie de mon décor. Mais lorsqu'elle en fait partie, en revanche, j'aime son physique pour ce qu'il est, parce que c'est &quot;elle&quot;, tout simplement. Je trouve tous mes amis extrêmement &quot;beaux&quot;, &lt;em&gt;à leur manière&lt;/em&gt;. Alors que si je me mets à aimer un discours tout en projetant dessus une image fausse (ou même &quot;à vide&quot;), ça fait 2 rencontres, donc 2 traumatismes. Le temps que je m'habitue...c'est le temps que je m'habitue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai mis ma photo parce que je ne suis pas dualiste : mon corps n'est pas séparé de mon esprit ; il serait faux ou insuffisant de dire qu'ils s'influencent - de telles choses que &quot;mon esprit&quot; et &quot;mon corps&quot; n'existent pas. Enfin si : mon cadavre pourrait exister - mais il n'intéresserait qu'une minorité d'entre vous. Mon esprit, sans mon corps : je n'ai pas de preuves, mais ce serait assurément autre chose que &lt;em&gt;moi&lt;/em&gt;. J'imagine par exemple qu'un &quot;esprit&quot; ne saurait être &quot;blond&quot;. Or je le suis bien souvent, au sens propre comme au sens figuré (je suis une fille, quoi).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon après, il ne faut pas tomber dans l'excès inverse de saoûler les gens avec toutes tes photos de vacances, à deux exceptions près : soit tu as un photoblog (et un réel talent pour la photographie - ce qui n'est pas mon cas, je n'ai d'ailleurs aucun matos) ; soit tu mets des photos de femmes à poil (ce qui intéressera toujours tout le monde).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. On recherche une &lt;em&gt;qualité d'écriture&lt;/em&gt; bien évidemment (mais pas nécessairement, c'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas mis en premier. Moi, par exemple, je ne recherche pas la qualité d'écriture - je la trouve par hasard, et plus souvent qu'on ne veut bien l'admettre - la blogosphère ayant mauvaise réputation auprès des prétendus &quot;vrais&quot; intellos). Mais pour évaluer cette qualité, nous ne disposons en définitive que de nos propres références culturelles/intellectuelles, ce qui fait que bien souvent, nous nous retrouvons &quot;entre gens du même milieu&quot;. On pourrait se dire que c'est &quot;tant mieux&quot;, qu'il en faut &quot;pour tous les goûts&quot;, que chacun trouve son pot, son couvercle ou je ne sais quoi, ah si tiens je sais : son public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est quand même un peu aliénant/étouffant, et j'aurais envie de dire que ça ressemble fort à &quot;un coup d'épée dans l'eau&quot;. Car enfin, si ça peut me faire plaisir de discutailleur tel ou tel point de &lt;u&gt;La Critique de la Raison Pure&lt;/u&gt; avec quelque collègue égaré, ou de partager mon enthousiasme pour &quot;The Devil's rejects&quot; avec quelque tueur en série, je dois bien avouer que j'en ai franchement rien à foutre, qu'on me léchouille dans le sens des poils. C'est beaucoup plus intéressant d'initier et de se faire initier, de &lt;em&gt;partager&lt;/em&gt;. Tu sais, c'est un peu comme les réunions entre femmes aigries ce que je te raconte là : on y dit beaucoup de mal du mâle sans que ça nous fasse aucun bien. La fécondité commence par une contradiction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que je recherche avant tout dans la blogosphère, ce sont des profils variés. Je m'intéresse à certains blogs non pas tant pour les articles postés que pour la personne qui les a postés. Voilà ce que j'appelle &lt;em&gt;le fond&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;contenu.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4. Ici je ne parle pas de voyeurisme malsain pour la vie privée des gens. Que ce soit dans la fiction comme dans l'autobographie, tu sens le discours creux (au sens d'inhabité) et le discours porté par quelqu'un. L'auteur peut bien entendu jouer un subtil jeu de cache-cache avec le lecteur, mais jusque dans ce jeu &lt;em&gt;il est présent&lt;/em&gt;. Inversément certaines personnes utilisent tous les indices du discours ancré dans la situation de communication (le tutoiement surtout) sans pour autant avoir d'&quot;épaisseur&quot; réelle. Telles elles sont sur le net, telles elles sont probablement dans la vie : personne ne pense, donc personne n'est (et ne suit, en l'occurence...)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'inconscience, voilà une chose que je ne supporte pas, parce que je ne supporte pas la solitude. Je cherche toujours le regard, une réponse, des hommes, avec ma lanterne. Ne noircissons pas trop le tableau : j'en trouve encore, mais tous les autres me cachent un peu la vue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5. A présent si&amp;nbsp; j'entre dans le détail de ce qui me&amp;nbsp;déplaît (ou tout au moins m'ennuie prodigieusement) sur un blog que je peux aimer par ailleurs, je dirais que je n'aime pas trop les critiques de livres/films/expos/albums, que je n'aime pas spécialement écouter les podcasts ni visionner des extraits de films. Sauf cas particuliers : j'aime bien les blogs qui traitent exclusivement de films gore, parce qu'ils me donnent souvent des idées de films à regarder (le gore étant un genre un peu malmené par la critique, il se prête bien à la communication de l'info de bouche à oreilles, entre &quot;initiés&quot;). Si on me dit : &quot;Alm, écoute ce truc ou regarde ce machin, je l'ai posté spécialement pour toi&quot;, alors là oui, évidemment, je vais me sentir flattée et je vais obligatoirement écouter/regarder pour essayer de comprendre le message. Mais tu sais ce que c'est : quand on aime quelque chose, on ne peut s'empêcher de vouloir l'imposer aux autres, qui eux-mêmes veulent nous imposer leurs propres daubes...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y aurait d'autres choses à dire sur la question, mais ce que je me dois de retenenir, c'est de me limiter en podcasts/extraits et critiques de films. Sur la critique proprement dite, elle ne peut être intéressante que si celui qui la produit n'est pas qu'un simple spectateur, mais un véritable passionné. Les passionnés te font voir les choses autrement : ils habitent l'objet qui les passionne et peuvent animer les choses les plus inertes, donner du sel aux plats les plus insipides. Alors que des tas de mollassons m'ont dissuadée de me rendre au cinéma pour avoir dit, pour la énième fois, sur un film, des choses que j'avais déjà entendues dans la bouche d'autres mollassons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En réalité, je n'aime pas beaucoup les blogs et je n'en lis quasiment jamais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais je vais voir ce que je peux faire...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/01/126a9fc2e4647384324092398c5c9116.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/01/126a9fc2e4647384324092398c5c9116.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.blogspirit.com/images/extras/dewplayer.swf?son=http://cukoocucoon.blogspirit.com/media/01/01/126a9fc2e4647384324092398c5c9116.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>